• Recommander la page
  • Afficher en PDF
  • Imprimer

Vous êtes ici : Accueil /Découvrir Pompignan / Histoire et Patrimoine

Pompignan, tel que nous le connaissons aujourd'hui, les maisons alignées le long de la route, est un village relativement récent. Il a pour origine un relais de malle-poste sur la route de Toulouse à Bordeaux, car au XVIIIème siècle, ce n'était encore qu'un groupe de masures blotties au pied du chateau.

Ci-dessous quelques points remarquables de l'évolution de Pompignan, des origines à nos jours

Le château

Jean-Jacques Lefranc de Pompignan

Contes & Légendes

Les nouvelles cloches

 

 

 

 

 


Les origines

Pompignan tire ses origines de l'antiquité. Pompinianum était le "domaine de Pompinius", un personnage de l'époque gallo-romaine dont la villa, centre d'une exploitation rurale, se trouvait en bordure du coteau, au sud-est de la commune.

Nous ne savons pas grand chose de l'église primitive, construite à mi-pente dès le IXème siècle. Ce n'était sûrement qu'un oratoire dédié à la Vierge.

Depuis toutes les reconstructions eurent lieu au même endroit, dans le parc du château. On peut donc croire qu'elle était, à l'origine, en relation directe avec une résidence féodale. La seigneurie était entre les mains de la famille Maurand, avant de passer aux Galard, puis aux vicomtes de Terride et à d'autres encore, jusqu'à son acquisition par les Lefranc au début du XVIIIème siècle

Une autre église fut rebâtie vers 1550 sur ordre du Parlement de Toulouse, puis en 1762 par Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, seigneur du lieu. Elle servit d'église paroissiale jusqu'en 1844, date de son transfert.

Vers le haut


L'Eglise Saint-Grégoire

Dédiée au pape Saint-Grégoire, l'église a été construite en dehors de l'enceinte du château. Bâtie avec toutes les démolitions de l'ancienne église et sur le même plan, les travaux durèrent quatre années et coûtèrent 20 000F à la commune. La construction commença en 1844. La bénédiction de consécration fut donnée par Monseigneur Jean-Marie Doney, Evêque de Montauban, le 12 juin 1848. La voute de la nef et la flèche du clocher n'ont été bâties qu'en 1893.

L'intérieur de cette église présente un mobilier des XVIIème et XVIIIème siècles, provenant de la chapelle de la maison professe des Jésuites de Paris. Ce mobilier a été acquis par Lefranc de Pompignan lors de leur expulsion de france en 1762.

Parmi ce mobilier on distingue notamment trois autels en marbre, de nombreux reliquaires, des monstrances en bois doré, des bas reliefs, des lustres, quelques magnifiques tableaux, une chaire en bois doré et peint, deux confessionnaux...

Plusieurs de ces objets sont classés.

 

Vers le haut

 


Chapelle Saint-Clair

On ne possède aucun document historique sur Saint-Clair et ce que l'on sait de sa vie repose sur des légendes.

Né en Afrique au Vème siècle, il se serait rendu à Rome, et de là aurait été envoyé en Gaule pour convertir les populations au christianisme. Il s'installe à Albi, dont il devient le premier évêque. Puis de là il se rend en Gascogne avec ses compagnons où il évangélise une partie des Landes , ainsi que la cité de Lectoure (Gers).

C'est là qu'il est sommé, avec d'autres compagnons (dont saint Babyle, ou Babel, ou Bébel, qui fut très honoré à Lectoure), de sacrifier aux dieux païens alors très en honneur sur le site de l'antique Lactora. Sur leur refus, ils subissent le martyre, au pied des remparts, au lieu qui porte toujours le nom de Saint-Clair et où se trouve une croix commémorative.

On raconte que Saint-Clair, traversant notre région, détruisit un temple d'idoles s'élevant à l'endroit même où se trouve aujourd'hui l'antique chapelle Saint-Clair, qui aurait été bâtie en souvenir de ce fait. La chapelle souvent détruite au cours des guerres, notamment en 1212 par les troupes de Simon de Montfort, fut maintes fois reconstruite .

Au hasard des archives, on note le 25 septembre 1596 la visite d'une autorité religieuse constatant que:


"la fermure du cimetière en paroi et pose d'un portail en bois précedemment ordonnées avaient eu lieu et que le cimetière était tout neuf au milieu duquel s'élévait la chapelle votive Saint-Clair"


Et en 1668 sous l'impulsion du curé Jean Villars :

"on enfonce de deux pans le sol de la chapelle, on fait le carrellement en entier, on bastit des sièges en briques tout autour et on ouvre deux fenestres au fond de la chapelle"

En 1675, on rajoute un rétable par un sculpteur de Verdun, puis l'Archevêque Colbert de Toulouse ordonna de

"faire dorer la statue de Saint-Clair qui surmontait l'autel"

On lui rajouta ensuite un clocher pour une petite cloche "Campanulum sufficientem" suffisante à se faire entendre des fidèles.

Le pèlerinage avait lieu tous les ans, pendant le mois de mai, pour se terminer le premier dimanche de juin par de grandes festivités religieuses et profanes. Il fut supprimé, à partir de 1959, à cause de la trop grande vétusté de la chapelle.

La chapelle Saint-clair est néanmoins maintenue en état par la municipalité, notamment grâce à des dons privés.

Vers le haut

Site généré avec le CMS UTOPIA développée par In-Cité Solution pour le CDG82 dans le cadre du PRAi